Miroirs brisants (extraits, texte en cours)

Il pleut sur ton visage
et tes yeux malicieux
me sourient.
j’aime ma vie, tu dis,
je l’aime comme elle est,
libre et dans l’instant,
simple et sans attache ;
l’été décline en bleu
les mots de
ton sourire grave.
Il porte déjà les stigmates
d’une vérité que
l’arbre a devinée sans moi.

J’embrasse tes yeux
un sang perle
au bord tout doucement.
Dans la douleur pourpre des larmes tombées,
dans le glissement des mots tremblés,
la feuille du hêtre griffe l’espace,
tandis que nous marchons
sur une terre oubliée.

Au loin s’entend
le cri farouche des oiseaux traqués
qui avancent sur les vertes plaines.
Dans les vallons pleins de pierrailles
et dans l’or pâle où tourbillonnent les guêpes
la vie ressemble à cette branche
penchée au dessus d’un torrent.
Il n’y a pas d’arbres
au-delà des rives de l’âme.

Extrait d’un recueil en chantier

série de lavis (carnet)

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